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Paris. Deux jours après la nuit de la honte, où en est-on ?

25 nov 2020

Paris. Deux jours après la nuit de la honte, où en est-on ?

Nous ne reviendrons pas ici sur le comportement scandaleux des policiers ce soir-là, conséquences directes des ordres criminels donnés par la préfecture. Tout a été dit à ce sujet et les indignations sont nombreuses, à raison. Cependant nous avons le sentiment que le débat s’éloigne du sujet principal, les conséquences pour les personnes qui étaient présentes sur ce campement. 

Deux jours après le démantèlement extrêmement violent de celui-ci, des centaines de personnes exilées survivent encore dans la rue dans des conditions indignes. 

Nous avons entendu les indignations des différents responsables politiques depuis lundi. Cependant l’indignation n’est pas suffisante quand elle n’est pas assortie d’action, surtout de la part de celles et ceux qui en ont le pouvoir. 

Nous avons bien entendu l’annonce hier de la création de 240 places d’hébergement par Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du logement et Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté. 

Ce nombre de places n’est absolument pas suffisant. Plus de 400 personnes exilées étaient présentes lundi soir place de la République, et un nombre encore plus important de personnes laissées pour compte mardi dernier lors du démantèlement du campement de Saint Denis. 

C’est donc 1000 places d’hébergement qui sont nécessaires sans délai. 

Si ce n’est pas le cas, nous serons à nouveau présent.e.s dès samedi soir dans un lieu symbolique de Paris avec ceux que les pouvoirs publics abandonnent à la rue. 

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