Suivez-nous sur : facebook

L’arrêté municipal de Calais contesté devant le tribunal administratif de Lille

13 mar 2017

L’arrêté municipal de Calais contesté devant le tribunal administratif de Lille

Des associations d’aide aux migrants, dont Utopia 56, ont déposé ce matin un recours devant le Tribunal Administratif de Lille pour contester l’arrêté municipal de Calais interdisant la distribution de nourriture aux réfugiés.

 

Par un arrêté du 2 mars, la maire de Calais a interdit la distribution de repas aux migrants sur une zone délimitée, correspondant aux lieux de distributions de nourriture. Le 6 mars, elle a élargi cette zone aux endroits où les associations s’étaient décalées.

 

En réponse à ces arrêtés, plusieurs associations ont demandé la semaine dernière une autorisation. Ce courrier a reçu une réponse négative et invite les migrants à aller se nourrir dans les Centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis en France. Or, ce n’est pas une solution pour ceux qui veulent rejoindre la Grande Bretagne. 

Nous comprenons  que les Calaisiens et leur maire cherchent à éviter le retour à une situation antérieure à l’évacuation de la jungle, mais il y a un déni de réalité : ces nouveaux réfugiés sont là, dans de grandes situations de détresse, notamment des mineurs isolés. Ce ne sont pas les actions humanitaires qui les attirent. 

 

Nous rappelons notre position :

Les distributions  correspondent à un besoin vital pour les réfugiés. Ne pas les faire est une non assistance à personnes en danger. Par ailleurs, elles contribuent à la sécurité des Calaisiens, en évitant des tensions liées à des situations désespérées. Devant le tribunal administratif, nous allons contester la légalité de cet arrêté. 

 

Les associations requérantes (Auberge des Migrants, Care4Calais, Gisti, Ligue des Droits de L’homme, Refugee Community Kitchen, Le Réveil Voyageur, le Secours Catholique, Utopia 56) espèrent donc l’annulation de l’arrêté municipal. Ce recours est justifié par l’atteinte aux libertés fondamentales, par le caractère disproportionnée de cette interdiction par rapport aux prétendus risques évoqués, par l’absence de motivations légales et la réalité des motivations cachées…