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Des adolescents réfugiés laissés dans un froid glacial pour des raisons politiques

25 jan 2017

Des adolescents réfugiés laissés dans un froid glacial pour des raisons politiques

À Calais, l’équipe d’ Utopia 56 constate la présence de dizaines de mineurs isolés qui dorment dehors. Ou qui ne dorment pas. Ces jeunes veulent passer en Grande Bretagne. On en pense ce que l’on veut. Mais la situation humanitaire est inacceptable. 

Nous lançons un appel urgent au bénévolat pour renforcer nos maraudes !

 

Le constat :

Nos équipes ont apporté de l’aide à quatre groupes d’une dizaine de mineurs en début de semaine dernière…. Puis à un groupe d’une cinquantaine  de mineurs vendredi soir et à de petits groupes tous les soirs. Ce sont des réfugiés agés de  15 et 18 ans et de jeunes majeurs. Ils se cachent de la police, prennent des risques sur l’autoroute. L’un d’entre eux a été écrasé par plusieurs poids lourds sur l’A16 vendredi matin. 
Dans la journée, ces jeunes souffrent de maux de ventre, probablement liés au froid. Samedi matin, nous avons déposé à l’hôpital un jeune en hypothermie à 36 ° 
 

Un appel à bénévolat 

Nous cherchons des bénévoles expérimentés, avec permis de conduire ou des bénévoles prêts à aider sur un temps suffisant pour acquérir une expérience de terrain.  Utopia héberge les bénévoles en bungalow à 5 euros la nuit. L’objectif est de distribuer des bouillotes, des sacs de couchages, des couvertures de survies, du thé, de proposer une prise en charge dans les dispositifs légaux, de les mettre en place lorsque le jeune l’accepte,  d’amener les plus vulnérables à l’Hôpital, de leur donner un téléphone.  Nous avons aussi besoin d’argent pour financer l’essence, aider à l’hébergement des bénévoles etc…

 

Le plan grand froid partout sauf à Calais ?

Il n’ y a aucun lieu pour que ces jeunes s’abritent du froid. Ils ne veulent pas aller dans les centres d’hébergement  loin de Calais. La jungle permettait une sécurité qu’ils n’ont plus.  Nous demandons l’ouverture d’un lieu où ils pourront se reposer en fin de nuit, sans risque d’interpellations.  Ne pas l’ouvrir pour des raisons politiques est une non assistance à personne en danger.

Article de Ouest France, page national, du 24/01/2017