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10 JOURS APRÈS LA PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, plus de 400 personnes toujours en errance dans les rues de Paris

05 déc 2020

10 JOURS APRÈS LA PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, plus de 400 personnes toujours en errance dans les rues de Paris

Depuis l’action menée place de la République, le gouvernement a annoncé avoir mis à l’abri 400 personnes qui étaient à la rue, soit le nombre de personnes présentes sur le campement.

Cette mise à l’abri, bien qu’elle soit un premier pas, est insuffisante. Il reste en effet environ 400 exilé.e.s dehors dans le nord de Paris. De plus nous avons plusieurs personnes qui nous signalent qu’elles seront mises à la rue de leur hébergement le 15 décembre, date de fin du confinement.

Emmanuel Wargon, ministre du logement, et Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté, ont organisé deux réunions avec différentes associations d’aide aux exilés dans les jours suivants les événements de place de la République. Nous n’avons pas été conviés à ces réunions et la préfecture d’Ile-de-France ainsi que le gouvernement persistent à refuser tout dialogue avec nous, malgré nos nombreuses sollicitations par mail.

A l’heure actuelle aucun dispositif de premier accueil ne semble se dessiner. Ainsi, les exilé.e.s qui arrivent en France, quelles que soient leur nationalité et leur histoire, sont toujours contraint.e.s de passer plusieurs semaines dehors avant d’obtenir un hébergement.

De plus, la mise à l’abri de 400 personnes ne permet pas non plus de sortir du cycle infernal des campements. Bientôt un nouveau campement indigne se formera dans le nord de Paris, à moins que le harcèlement policier envers les personnes exilées continue, les contraignant à l’errance, comme cela est le cas ces dernières semaines.

Nous, personnes exilées, et soutiens ne lâcherons pas le dialogue et actions de visibilisation des manquements et entraves à l’accueil des plus démuni.e.s, et nous maintiendrons une veille et une centralisation du nombre de remises à la rue.

Nous demandons à ce que l’ensemble des exilé.e.s encore à la rue soient hébergé.e.s de manière inconditionnelle, ainsi que la création d’un véritable dispositif de premier accueil !